L'un était vert, l'autre était gris, ils étaient fous et discutaient. L'un se voyait bleu et l'autre orange..
La pièce est vide, ils sont assis par terre ... les murs tapissés de motifs psychadéliques..
-ils bougent ?
-non.
-peut-être
-peut-être pas...
-De quoi ?
-Les murs
-ah ! les spirales
L'un se lève, l'autre le suit. L'un devant, l'autre derrière : L'un chantonne :
-"Il était un petit cheval blanc"
-Non, orange
-Où est-il ?
-Devant moi
-Mes yeux me jouent des tours
-Si tu leurs faisais faire un tour sur eux-mêmes ? ou alors, changes d'orbites ...
-Tu me prêtes les tiens ?
-Oui
les fous avec des gestes habiles délogent leurs yeux.. un oeil tombe à terre. Lequel ? Aucune idée. Peut être est-il à l'homme vert qui se croit bleu ou alors à l'homme gris qui se voit orange..
Un de deux se met à genoux et tatonne le sol ... un peu trop fort. CHLOPKEE. Il touche sa main droite et sent un liquide visqueux coûler de cette dernière..
-Bon, un de moins, c'était le tien ou le mien ?
-Je crois que c'est celui du chien, je lui est enlevé hier,
-tant mieux..
En se relevant, le fou tente de faire un pas et dérape sur le liquide, il tombe dans un bruit sourd.
-Que fais-tu ?
-Je cherche mon oeil. Mais maintenant que je viens de perdre mon bras je vais avoir du mal,
-Tiens, je te laisse le mien
Le fou s'arrache le bras et le donne à son compère.
-si tu prenais les yeux qui restent, tu m'indiques où est parti se ballader l'autre et je le récupère
-C'est honnête. Le fou replace les yeux
-Ohh, c'est étrange
-Quoi donc ?
-hummm...Je ne sais pas, hummm... les dimensions sont différentes, et tu n'es pas vert mais bleu.
-Je te l'ai toujours dit
-Les yeux sont inutiles,ses propres yeux, enf.. Attend
Le fou s'asseoit aide son ami à se relever
-En fait, nos yeux divergent, pourquoi es-tu bleu alors que tu étais vert et pourquoi je me retrouve gris ?
-Tu dois donner un effet bien triste..
-Comment ça triste ? je suis ORANGE
-Non, tu vois gris. Ramasses ton oeil, il est a côté de ton pied gauche.
Le fou se penche du côté droit, récupère son oeil et le remet en place.
-Merci. Je pense que je les ai mis à l'envers.. hummmm , intéressant, ce que je vois resemble étrangement au spirales du murs, elles s'entortillent ..
le fou, le frappe au visage.. l'autre revulse des yeux. Ses pupilles réapparaisent
-Mon intérieur ressemble à l'extèr...
Il s'interrompt, se lève, approche du mur, se plaque contre lui, se contorsionne, tentatnt de prendre la forme d'une spirale.
-tu fais quoi
-je cherche ..
-Qui ?
-Moi
-ah ..
L'autre se lève s'approche de lui et éxecute la même pirouette..
-C'est fantastique ! J'ai l'impression que les spirales prennent vie..
-j'en ai marre...
-Oh... étrange sensation... attends je vais voir plus loin...
Le fou s'approche vers centre d'une spirale. Son visage, puis son corps disparaissent derrière le mur.
-Où es-tu passé ?
-De l'autre côté, je suis avec le chien.. tous tournent dans tous les sens, les chats ont deux têtes, je crois que je vais courrir, je sais pas. Je me demande si je n'hallucine pas.
Le fou, seul, se décolle du mur, une spirale s'arrache. Elle est collée à son dos.. Il ne dit pas un mot, tourne les talons, se dirige vers la porte, l'ouvre, la claque et part.
Au loin on entend l'autre fou, crier : Je suis orange, oui ! orange je le savais ! Il s'asseoit par terre à son tour. Pose la main sur la tête du chien : "ah, tu es bien farouche, merci". S'allonge et s'endort.
lundi 12 février 2007
Un monde singulier
Il fait nuit, il est seul et marche, se dirigeant on ne sait où.. La pluie s'écrase sur les vitrines des magasins clos. Chaque pas qu'il fait s'enfonce dans le sol mou et jauni. Il trébuche, tombe et se mêle aux corps déjà engloutis.
Atmoshpère calme, pièce enfumée.. Il s'approche de la table la plus proche et se joint à deux hommes qui jouent au poker.
Le premier a trois yeux, le second deux têtes.
-Et toi, tu as quoi ?
-J'ai laissé mon pied en haut.
Le premier lui fait un large sourire qui fait apparaître ses dents, où plutôt des morceaux de viande qui pendouillent le long de ses gencives.
Il lui tend un jeu de cartes.
-Alors raconte comment ça se passe là haut ?
-Comme ici, en moins animé..
Un serveur à tête d'hippocampe s'approche de lui : " je vous sers quoi ?"
-Whisky . Le verre sort de nul part
Sans question, il le boit d'un trait.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Eh bien j..
Une main se pose sur son épaule. Il se retourne et voit une femme à têtes superposées...
-hummm... laquelles d'entre vous , je dois saluer? Si vous me permettez ... Il se lève, se retrouve au même niveau que la deuxième. D'un geste vif, il retire celles du dessus, emporte l'autre sous le bras...
Ils se retrouvent dans la rue, il s'asseoit pose la tête devant lui.
-Qu'as tu ?
-Je n'ai plus rien.. mon pied est parti, je ne sais pas où il est, je crois qu'il est resté là-haut..
Autour d'eux les murs sont verts, des motifs indéscriptibles y sont gravés.
-Le mur est mobile ... ta tête n'a pas de corps et moi je n'ai pas de pied ..
-Eh bien, tout est normal ...
-Exact.
Il se lève, shoute dans la tête qui va se mêler aux masses difformes du mur .. s'en va..
il se dirige vers le bar, rejoint les deux personnages.
La femme à qu'il a arraché la tête est accoudée au bar.
Elle le fixe, s'approche, le tire par le bras et l'amène dans un coin sombre..
-je ...
Elle lui plaque la main sur la bouche, et la jette à l'autre bout de la pièce...
-La parole ne sert à rien, tu n'as aucun sens, ta présence ici est inutile.. comme là-haut, alors trouve un milieu, la vache qui n'a pas de tâche, le hérisson à trois queues , cherche toi, toi devant moi, tu n'es qu'une illusion, comme le reste.
L'homme, la regarde sans parler, puis tourne les talons va chercher la bouche perdue dans le coin du bar, la remet...
Il sort, s'approche du mur, y enfonce ses mains. Les formes poussent des gémissements.
Il ne réagit pas, il ne se retourne pas,continue à monter.
Une fois en haut, il s'allonge et regarde le plafond. Terne, sale, gris ...
-Une illusion.. une illusion imparfaite, une illusion sans pied perd toute sa valeur.
Un chat s'approche de lui et aboie :
Il sursaute, après un deuxième aboiement le chat dit :
-Que fais tu l'as?
-Je réfléchis ..
-A quoi ?
-A toi
-A moi ?
-Peut-être
-Où ca ?
-Ici
-Merci mais je prefère là bas..
-Tanpis
-Chacun ses occupations...
-Tu en as une ?
-Oui
-très bien.
Le chat vient se loger entre ses genoux...
-Eh bien, je t'écoute.
-Je n'ai pas de pied, la tête de cette femme est collée aux murs, je n'arrive plus à distinguer laquelle est la sienne, je suis une illusion ratée qui a conscience de l'être..
-De l'être, haha ! Tu me fais bien rire si tu n'es qu'une illusion !
Le chat se lève et sort un cigare d'une de des poches tissées à son pelage. Il l'allume, recrache la fumée à la figure de l'homme
- T'en veux un ? Se sont mes préférés..
-Oui, merci.
Le chat lui tend un cigare, lui allume et continu :
-Tu sais, moi je passe ma vie entre ici et là-bas, hier et aujourd'hui. Peut-être que demain c'était hier, que si je suis ici c'est que je devrais être là-bas... Enfin remarque, si nous continuons à discuter je perdrai le fil des choses, je préfère partir. Au revoir.
Le chat se lève, s'éloigne, disparait dans un nuage de fumée.
L'homme est de nouveau seul. Seul, sans son pied et sans cette femme.
Il redescend par le même mur, y approche sa main. Il reconnait le visage, s'en approche, ne parle pas ,ne sourit pas.
D'un geste mécanique, il arrache sa bouche, la lance.
Elle s'écrase en bas dans un bruit sourd, s'aggrandit et s'ouvre.
Avec sa main droite, il attrape la femme par les cheveux, la tire contre lui, se projète en arrière.
La chute est longue..Il a visé juste, ils tombent dans sa bouche, se referme derrière eux avec un large sourire béat et comme eux disparait.
Atmoshpère calme, pièce enfumée.. Il s'approche de la table la plus proche et se joint à deux hommes qui jouent au poker.
Le premier a trois yeux, le second deux têtes.
-Et toi, tu as quoi ?
-J'ai laissé mon pied en haut.
Le premier lui fait un large sourire qui fait apparaître ses dents, où plutôt des morceaux de viande qui pendouillent le long de ses gencives.
Il lui tend un jeu de cartes.
-Alors raconte comment ça se passe là haut ?
-Comme ici, en moins animé..
Un serveur à tête d'hippocampe s'approche de lui : " je vous sers quoi ?"
-Whisky . Le verre sort de nul part
Sans question, il le boit d'un trait.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Eh bien j..
Une main se pose sur son épaule. Il se retourne et voit une femme à têtes superposées...
-hummm... laquelles d'entre vous , je dois saluer? Si vous me permettez ... Il se lève, se retrouve au même niveau que la deuxième. D'un geste vif, il retire celles du dessus, emporte l'autre sous le bras...
Ils se retrouvent dans la rue, il s'asseoit pose la tête devant lui.
-Qu'as tu ?
-Je n'ai plus rien.. mon pied est parti, je ne sais pas où il est, je crois qu'il est resté là-haut..
Autour d'eux les murs sont verts, des motifs indéscriptibles y sont gravés.
-Le mur est mobile ... ta tête n'a pas de corps et moi je n'ai pas de pied ..
-Eh bien, tout est normal ...
-Exact.
Il se lève, shoute dans la tête qui va se mêler aux masses difformes du mur .. s'en va..
il se dirige vers le bar, rejoint les deux personnages.
La femme à qu'il a arraché la tête est accoudée au bar.
Elle le fixe, s'approche, le tire par le bras et l'amène dans un coin sombre..
-je ...
Elle lui plaque la main sur la bouche, et la jette à l'autre bout de la pièce...
-La parole ne sert à rien, tu n'as aucun sens, ta présence ici est inutile.. comme là-haut, alors trouve un milieu, la vache qui n'a pas de tâche, le hérisson à trois queues , cherche toi, toi devant moi, tu n'es qu'une illusion, comme le reste.
L'homme, la regarde sans parler, puis tourne les talons va chercher la bouche perdue dans le coin du bar, la remet...
Il sort, s'approche du mur, y enfonce ses mains. Les formes poussent des gémissements.
Il ne réagit pas, il ne se retourne pas,continue à monter.
Une fois en haut, il s'allonge et regarde le plafond. Terne, sale, gris ...
-Une illusion.. une illusion imparfaite, une illusion sans pied perd toute sa valeur.
Un chat s'approche de lui et aboie :
Il sursaute, après un deuxième aboiement le chat dit :
-Que fais tu l'as?
-Je réfléchis ..
-A quoi ?
-A toi
-A moi ?
-Peut-être
-Où ca ?
-Ici
-Merci mais je prefère là bas..
-Tanpis
-Chacun ses occupations...
-Tu en as une ?
-Oui
-très bien.
Le chat vient se loger entre ses genoux...
-Eh bien, je t'écoute.
-Je n'ai pas de pied, la tête de cette femme est collée aux murs, je n'arrive plus à distinguer laquelle est la sienne, je suis une illusion ratée qui a conscience de l'être..
-De l'être, haha ! Tu me fais bien rire si tu n'es qu'une illusion !
Le chat se lève et sort un cigare d'une de des poches tissées à son pelage. Il l'allume, recrache la fumée à la figure de l'homme
- T'en veux un ? Se sont mes préférés..
-Oui, merci.
Le chat lui tend un cigare, lui allume et continu :
-Tu sais, moi je passe ma vie entre ici et là-bas, hier et aujourd'hui. Peut-être que demain c'était hier, que si je suis ici c'est que je devrais être là-bas... Enfin remarque, si nous continuons à discuter je perdrai le fil des choses, je préfère partir. Au revoir.
Le chat se lève, s'éloigne, disparait dans un nuage de fumée.
L'homme est de nouveau seul. Seul, sans son pied et sans cette femme.
Il redescend par le même mur, y approche sa main. Il reconnait le visage, s'en approche, ne parle pas ,ne sourit pas.
D'un geste mécanique, il arrache sa bouche, la lance.
Elle s'écrase en bas dans un bruit sourd, s'aggrandit et s'ouvre.
Avec sa main droite, il attrape la femme par les cheveux, la tire contre lui, se projète en arrière.
La chute est longue..Il a visé juste, ils tombent dans sa bouche, se referme derrière eux avec un large sourire béat et comme eux disparait.
dimanche 4 février 2007
Lui

Grands immeubles, longs boulevards, odeurs nauséabondes... il va droit devant lui, rien ne l'arrête, le sourire jusqu'aux oreilles, il chantonne "doo doo doo doo doo ooo".
Une femme passe, un regard, elle l'attrape par l'épaule, l'amène dans l'impasse d'à côté.. Ils ne se parlent pas.
-heu j..
Elle ne lui laisse pas le temps, elle l'embrasse.. le regarde dans les yeux et part.
Il est planté là, incrédule, il ne cherche pas à la rattraper. Il éclate de rire et repart "doo dood doo"
Grands immeubles, longs boulevards, odeurs nauséabondes... les gens se bousculent, un homme le percute l'arrête
-salut, pourquoi tu chantonnes ?
-je ne sais pas
-c'est nerveux ?
-Non, c'est passionnel
-tu penses à elle ?
-elle ?
-Qui êtes vous ?
-je prendrais un grand plaisir à boire une bière..
-les gens m'intriguent
-Tu n'as qu'à aller te paumer dans un champs. tu verras...
-je t'emmène ?
-c'est discutable, t'as une voiture
Il hoche la tête, se suivent
Lui au volant.. la radio est allumée, le passager chante à tue tête...
-STTTTTTTTTTTTTTTTTOOOOOOOOOOOOOPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP !!!
le chauffeur sort de la voiture, la contourne, ouvre la portière tire le passager par les épaules
-Pars, pars, hors de ma vue, hors de ma voiture , hors de ma vie et de se qui m'entoure.. Je pense que tu t'y retrouveras, j'irai seul là-bas comme je l'ai toujours été.. tu n'es rien, tu ne sers à rien, tu vis à travers la musique, ca se voit, ta voix n'a aucune singularité, tu es transparent, petit et minable !
Le passager le fixe droit dans les yeux, pas un mot, il l'embrasse, lui le repousse, l'autre se retire le regarde, sourit, part et ne se retourne pas...
Lui, il a les yeux rivés sur la route, il ne bouge pas, ne pense pas.
La clope finit de se consummer sur le sol, seule.
Gestes mécaniques : poche, clope, chemise, feu .. bouche huuuuuuuuuuu haaaaaaaaaaa, il recrache la fumée, jette la cigarette. relève la tête et se retourne.
Il est nez à nez avec la femme de tout à l'heure
Grands immeubles, longs boulevards, odeurs nauséabondes.. Il est à nouveau en plein milieu de l'avenue..
Elle le prend par la main, il la suit, ils se taisent, lui sait qu'il ne faut pas parler..
Elle l'emmène sous un porche, elle compose le code, ils marchent dans le noir. Hall, clap clap, lumière, clap clap.
ca ne mène à rien. Ils s'arrêtent ?
je ne sais pas, peut être. Non ils avançent tout droit, vers le mur, il la plaque, l'embrasse..
Il ouvre les yeux, il est nez à nez avec elle.
-Pourquoi me suis tu ?
-parce que ça te plait
-Non
-Comme tu voudras
-Je prefèrais encore cet homme qui chantait, seul à côté de moi. Il n'avait aucun talent.
-Si, celui qui te manquais
-tu n'es pas le genre de personne que j'aime à rencontrer
-Quand je me dresserais devant toi avec un tissu en soie, tu penseras q'un liquide visqueux aura repeint mon corps..
-Et si je prefère penser que c'est seulement de la soie
-Tu es bien bas..
-.De la soie recouverte de ton pus, ton visage se décompeseras, il n'y aura déjà plus que deux trous à la place de tes yeux, ta peau est en décomposition.
Il réouvre les yeux, seul, face à son miroir cassé. Appuyé contre le lavabo, sa lèvre est ouverte et du sang coule, le lavabo est remplit d'eau verdâtre, mélangée à son sang.
L'histoire s'arrête là, lui, on ne saura jamais qu'il été, on ne saura jamais si cette femme était un rêve, si elle était lui, il restera seul devant son miroir et n'a pas d'histoire. Sa clope restera là à se consummer, lui restera devant son miroir morcelé, l'homme aura surement trouvé un champs, quel champs ? Un champs, une plaine ?? Non rien, lui même ne le saura pas, il gardera les yeux fixés sur cette lêvre ensanglantée qui ne cessera de perdre ce liquide rouge.
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