dimanche 14 janvier 2007

The cube




Une minorité de personnes se dit incompatible avec le monde actuel, "pas né à la bonne époque".
Plusieurs éléments en sont les facteurs : une politique chaotique, le mode de vie de la société, le désaccord entre l'homme et la nature (générant la destruction de celle-ci), la pauvreté ... Je ne procèderais pas à l'énumération complète de tous ces agents. Ils définiraient comme non-inscrits, exterieurs à la réalité palpable, ils expriment ce que nous appellerions la dualité. A savoir, la vie dite réelle et "l'ailleurs", un "là" dans lequel ils se confortent, parallèle , impalpable. Par conséquent non démontrable.
Une ambivalence s'installe dés lors entre eux et les autres.
Celle-ci pourrait être métaphorisé par un homme à l'intérieur d'un cube en verre transparent, et, plaqué contre ses parois externes : le monde matériel.
Installant une frontière entre l'individu et le "décor", cer tes mince, mais suffisante pour instaurer une sensation de décalage chez l'homme. Stimulant alors un lien antinomique entre ces deux univers. Pour pouvoir extirper le cube de ce qui l'entoure extrinsèquement, l'homme a trouvé la drogue comme solution.
Attention à ne pas se méprendre, il est question ici de drogues dite "douces", telles que le haschich et non pas de drogues "dures". Effectivement, à l'ingurgitation de ces dernières, la personne ne fait pas qu'exciser le cube mais il efface aussi la réalité. Il procède donc là, à une deconnection totale de tout son être, se mentant à lui-même étant donné qu'il fait un amalgame entre "l'ailleurs" et le vrai. Ceci aura pour finalité d'accroître sa sensation de décalage quand il reviendra "sur terre".
A l'inverse de la drogue "douce", qui, elle, ne fera que séparer ces deux milieux, permettant à celui qui en use de se conforter entièrement dans cet "ailleurs". Lui accordant de conserver un regard critique sur la réalité qui lui sera devenue immatérielle et pouvoir poser des mots justes sur ce qu'il éprouve dans sa vie et son "ailleurs".
Ces sens seront développés, il apprend à apprécier tous les détails anodins et futils du quotidien :la forme psychadélique d'une lampe peut faire l'objet d'un long débat quand les personnes parlent la même langue qu'eux seuls sont aptes à comprendre.. L'homme se trouvera étonné de voir à quel point un rien peut susciter son bonheur.
Du fait que l'homme reste continuellement connecté à la réalité, il pourra ainsi établir une comparaison entre ces deux conceptions : entre autres le phénomène de la communication aisée qu'acquiert la personne qu'y est là-bas, le conduira à s'interroger sur les relations humaines.
Il sera donc apte à plagier ses mêmes petits plaisirs dans la vie. Il s'en suit que l'homme prendra, certes, peu, mais tout de même plus de goût à la vie. Et se procurera un "autre ticket" pour cet "ailleurs" quand cette sensation de décalage redeviendra insoutenable.
Pour conclure, il faut noter que plus nous inhalons cet "aillleurs", plus nous détruisons notre corps, le faisant progressivement disparaître de la réalité.

1 commentaires:

Leo Yamz a dit…

C'est un endroit qu'on foule délicatement, non qu'on ait crainte de détraquer ses phrases, mais qu'elles le sont déjà assez.
Certains textes ont ces mots qui retournent les esprits, on aimerait peut–être, les voir plus finement travaillés.
En vérité, je m’abîme plus dans les dessins que dans le reste, un graphisme agréable, des ambiances joyeuses de peine.

Je retourne griffonner, et toi tu dois écrire.